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Job 30
Segond « Colombe »


1 Et maintenant !… de plus jeunes que moi sourient à mon sujet,
Ceux dont je méprisais trop les pères
Pour les mettre parmi les chiens de mon troupeau.
2 Mais à quoi me servirait la force de leurs mains ?
Ils sont incapables d’atteindre la vieillesse.
3 Desséchés par la privation et la faim,
Ils fuient dans les lieux arides,
Depuis longtemps dévastés et ravagés ;
4 Ils arrachent les herbes sauvages près des buissons
Et n’ont pour pain que la racine des genêts.
5 On les chasse du milieu (des hommes),
On crie après eux comme après un voleur,
6 Pour qu’ils demeurent dans d’affreux ravins,
Dans les cavernes de la terre et dans les rochers ;
7 Ils vont braire au milieu des buissons,
Ils s’entassent sous les mauvaises herbes.
8 Êtres vils et innommables,
Ils sont repoussés du pays.
9 Et maintenant, je suis l’objet de leurs chansons,
Je suis en butte à leurs propos.
10 Ils ont horreur de moi, ils s’éloignent de moi,
Ils ne se retiennent pas de me cracher au visage.
11 Puisque (Dieu) a mis à découvert ce qui me restait et qu’il m’a humilié
Ils rejettent tout frein devant moi.
12 Ces misérables se lèvent à ma droite et me poussent les pieds,
Ils se fraient contre moi des chemins de malheur ;
13 Ils coupent mon propre sentier et travaillent à ma perte,
Eux que personne ne secourait ;
14 Ils arrivent comme par une large brèche,
Ils se précipitent sous les décombres.
15 L’épouvante s’est tournée contre moi,
Ma noblesse est emportée comme par le vent,
Mon salut a passé comme un nuage.
16 Et maintenant, mon âme s’épanche sur moi-même,
Les jours de la souffrance m’ont saisi.
17 La nuit me perce les os, au-dedans de moi,
(Les douleurs) qui me rongent ne se couchent pas.
18 C’est tellement grave que mon vêtement se déforme,
Il se colle à moi comme ma tunique.
19 (Dieu) m’a jeté dans la boue,
Et je ressemble à la poussière et à la cendre.
20 Je t’appelle au secours, et tu ne me réponds pas ;
Je me tiens debout, pour que tu fasses attention à moi.
21 Tu deviens cruel contre moi,
Tu m’attaques avec la vigueur de ta main.
22 Tu m’emportes sur le vent (que) tu me fais chevaucher,
Et tu me fais frémir au fond de moi-même.
23 Car, je le sais, tu me mènes à la mort,
Au lieu de rendez-vous de tous les vivants.
24 Mais celui qui va périr n’étend-il pas les mains ?
Celui qui est dans le malheur n’implore-t-il pas du secours ?
25 N’avais-je pas des larmes pour celui dont les jours sont durs ?
Mon âme n’était-elle pas triste à cause du pauvre ?
26 Car j’espérais le bonheur, et le malheur est venu ;
J’attendais la lumière, et l’obscurité est venue.
27 Mes entrailles bouillonnent sans relâche.
Les jours de souffrance m’ont affronté.
28 Je marche noirci, mais non par le soleil ;
Je me lève dans l’assemblée et je crie.
29 Je suis devenu le frère des chacals,
Le compagnon des autruches.
30 Ma peau devient sombre sur moi,
Mes os sont brûlants de fièvre.
31 Ma harpe ne sert plus qu’au chant de deuil,
Et mon chalumeau qu’à la voix de ceux qui pleurent.

Texte de la Segond Colombe
Copyright © Éditions Biblio.