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Corinthiens 2 12.16
André Chouraqui


Extasié dans le messie

1 Faut-il faire le fier ? Ce n’est sans doute pas convenable, mais j’en viens aux visions et aux découvrements de l’Adôn.
2 Je sais un homme dans le messie, voici quatorze ans - était-ce dans le corps ? Je ne sais. Ou hors du corps ? Je ne sais, mais Elohîms sait -, qui fut ravi jusqu’au troisième ciel.
3 Et je sais que cet homme — était-ce dans le corps ou hors du corps ? Je ne sais, mais Elohîms sait —
4 fut ravi au paradis. Il y a entendu des mots ineffables, qu’il n’est pas permis à un homme de dire.
5 Je mettrai ma fierté dans un tel homme, mais pour moi-même je ne mettrai ma fierté que dans mes faiblesses.
6 Oui, si je voulais être fier, je ne serais pas fou, je ne dirais que la vérité. Mais j’en fais l’épargne, de peur qu’on ne me compte pour plus qu’il n’est vu ou entendu de moi sur l’importance de ces découvrements.
7 Aussi, de peur que je ne m’exalte, il m’a été donné une écharde dans la chair, un messager de Satân, pour me souffleter, afin que je ne m’exalte pas.
8 Pour cela, par trois fois j’ai imploré l’Adôn de l’écarter de moi.
9 Mais il m’a dit : « Mon chérissement te suffit ; oui, parfaite est la puissance dans la faiblesse. » Aussi bien, je mettrai ma fierté plus allègrement dans ma faiblesse, pour que la puissance du messie campe en moi.
10 Je me complais donc dans les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions, les angoisses, pour le messie. Alors, oui, quand je suis faible, je suis puissant.
11 Mais je deviens fou ! Vous m’y avez contraint ! Oui, vous auriez dû me recommander, puisque je n’ai rien de moins que les surenvoyés, quoique je ne sois rien.
12 Les signes de l’envoyé se sont produits chez vous en toute endurance, par signes, prodiges et puissances.
13 Car en quoi avez-vous été traités moins bien que les autres communautés, sinon que moi, je ne vous ai jamais encombré de personne ? Pardonnez-moi pour cette injustice ! Une troisième visite ?

Une troisième visite ?

14 Voici, je suis prêt à venir chez vous pour la troisième fois, mais je ne vous encombrerai pas de ma personne. Ce que je recherche, ce n’est rien de vous, mais vous-mêmes. Les enfants ne doivent pas amasser pour les parents, mais les parents pour les enfants.
15 Moi, très volontiers, je dépenserai et me dépenserai tout entier pour vous, si je vous aime trop, en serai-je moins aimé ?
16 Soit, je n’ai pas été à votre charge, mais, fourbe que je suis, je vous aurais pris par ruse !
17 Vous ai-je exploités par aucun de ceux que je vous ai envoyés ? Par lui, vous ai-je exploités ?
18 J’ai supplié Titus et envoyé avec lui le frère. Titus vous a-t-il exploités ? N’avons-nous pas marché d’un même souffle ? Sur les mêmes traces ?
19 Croyez-vous encore que nous nous défendons contre vous ? Nous parlons devant Elohîms, dans le messie, mais tout est, aimés, pour votre construction. Je frémis en venant

Je frémis en venant

20 Oui, je frémis, en venant, de ne pas vous trouver tels que je le voudrais, et que vous me trouviez tel que vous ne le voudriez pas ; qu’il y ait dispute, jalousie, colères, rivalités, délations, rumeurs, enflures, troubles ;
21 que, venant de nouveau chez vous, mon Elohïms ne m’humilie en face de vous, et que je n’aie à m’endeuiller sur beaucoup de ceux qui avaient jadis fauté et qui n’ont pas fait retour de l’impureté, de la puterie et de la débauche qu’ils pratiquent.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf