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Loucas 18.29
André Chouraqui


Le juge et la veuve

1 Il leur dit un exemple à propos de : il faut prier toujours et ne pas perdre cœur.
2 Il dit : « Il était un juge dans une ville, qui ne frémissait pas d’Elohîms et était sans égard pour l’homme.
3 Et il était une veuve dans cette ville-là. Elle vient à lui et lui dit : ‹ Fais-moi justice contre mon adversaire. ›
4 Il refuse un temps ; mais, après, il se dit en lui-même : ‹ Même si je ne frémis pas d’Elohîms et suis sans égard pour l’homme,
5 cette veuve me tracasse et je lui ferai justice, de peur qu’à la fin elle ne vienne me pocher un œil. »
6 L’Adôn dit : « Entendez ce que dit ce juge d’iniquité !
7 Elohîms lui-même ne ferait-il pas justice à ses élus qui crient vers lui jour et nuit ? Et il les ferait attendre ?
8 Je vous dis : il leur fera justice promptement. Cependant, quand le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il de l’adhérence sur la terre ?

Le dédain des autres

9 Pour certains qui, convaincus d’être eux-mêmes des justes, dédaignent tous les autres, il dit aussi cet exemple :
10 « Deux hommes montent au sanctuaire pour prier, l’un un Paroush, l’autre un gabelou.
11 Le Paroush se plante debout, prie ainsi en lui-même : ‹ Je te remercie, Elohîms, de ne pas être comme le reste des hommes : voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce gabelou.
12 Je jeûne deux fois la semaine et je dîme tout ce que je possède. ›
13 Le gabelou se tient à distance et ne veut même pas lever les yeux au ciel. Mais il se frappe la poitrine et dit : ‹ Elohîms, secours-moi, moi le fauteur ! ›
14 Je vous dis : celui-ci descend justifié dans sa maison, celui-là non. Tout homme qui s’élève est humilié, qui s’humilie est élevé. »

Petits enfants

15 Ils lui présentent aussi des nouveau-nés pour qu’il les touche. Les adeptes le voient et les rabrouent.
16 Mais Iéshoua’ les appelle et dit : « Laissez les petits enfants venir à moi ; ne les empêchez pas ! Oui, il est pour leurs pareils, le royaume d’Elohîms.
17 Amén, je vous dis : Qui n’accueille pas le royaume d’Elohîms comme un petit enfant n’y entre pas. »

La vie en pérennité

18 Un chef l’interroge et dit : « Bon Rabbi, que dois-je faire pour hériter la vie en pérennité ?
19 Iéshoua’ lui dit : « Pourquoi me dis-tu bon ? Nul n’est bon, sinon l’Unique, Elohîms.
20 Tu connais les misvot : N’adultère pas ! Ne tue pas ! Ne vole pas ! Ne réponds pas en témoin de mensonge ! Glorifie ton père et ta mère » !
21 Il dit : « Tout cela, je l’observe depuis ma jeunesse. »
22 Iéshoua’ entend et lui dit : « Cela te manque encore : vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor aux ciels ; puis viens ici, suis-moi. »
23 Mais lui, entendant cela, en est voilé de tristesse : oui, il était fort riche.
24 Iéshoua’ le voit et dit : « Comme il est difficile à qui a des biens d’arriver au royaume d’Elohîms !
25 Oui, il est plus facile à un chameau d’entrer dans un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume d’Elohîms. »
26 Les entendeurs disent : « Et qui peut être sauvé ?
27 Il dit : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Elohîms. »
28 Petros dit : « Voici, nous avons laissé ce qui est à nous et nous t’avons suivi. »
29 Il leur dit : « Amén, je vous dis : Personne ne laisse maison ou femme, ou frères, ou parents, ou enfants, à cause du royaume d’Elohîms,
30 sans recevoir plusieurs fois davantage en ce temps, et, dans l’ère qui vient, la vie en pérennité. »

Mort annoncée (3)

31 Il prend les Douze avec lui et leur dit : « Voici, nous montons à Ieroushalaîm. Tout sera accompli, ce qui a été écrit par les inspirés sur le fils de l’homme.
32 Oui, il sera livré aux goîm, bafoué, insulté, couvert de crachats.
33 Ils le fouetteront, le tueront ; mais le troisième jour il se relèvera. »
34 Pourtant, eux ne pénètrent rien. Cette parole leur est cachée, et ils ne savent pas ce dont il est parlé.

L’aveugle de Ieriho

35 Et c’est, quand il approche de Ieriho, un aveugle est assis près de la route, un mendiant.
36 Il entend la foule et s’enquiert : « Qu’est-ce que c’est ?
37 Ils lui annoncent que Iéshoua’, le Nazoréen, passe.
38 Il crie et dit : « Iéshoua’ bèn David, matricie-moi ! »
39 Ceux qui vont en tête le rabrouent pour qu’il garde le silence. Mais il crie de plus belle : « Bèn David, matricie-moi ! »
40 Iéshoua’ s’arrête, ordonne qu’il lui soit amené ; et quand il s’approche, l’interroge ;
41 « Que veux-tu que je fasse pour toi ? Il dit :  »Adôn, que je puisse voir à nouveau » !
42 Et Iéshoua’ lui dit : « Vois à nouveau ! Ton adhérence t’a sauvé ! »
43 Soudain, il voit à nouveau et le suit en glorifiant Elohïms. Tout le peuple voit et rend louange à Elohïms.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf