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Au désert 24.21
André Chouraqui


Bil’am va sa route

1 Bil âm voit qu’il est bien aux yeux de IHVH-Adonaï de bénir Israël. Il ne va pas, comme chaque fois, à l’abord des divinations. Il place vers le désert ses faces.
2 Bil âm porte ses yeux. Il voit Israël demeurant en ses rameaux. Et c’est sur lui le souffle d’Elohîms.
3 Il porte son exemple et dit : « Harangue de Bil âm bèn Be or, harangue du mâle à l’œil lucide,
4 harangue de l’entendeur des dires d’Él, qui contemple en contemplation de Shadaï. Tombant, il découvre de ses yeux.
5 Qu’elles sont bien, tes tentes, Ia acob, tes demeures, Israël !
6 Comme torrents déferlant, comme jardins sur le fleuve, comme aloès plantés par IHVH-Adonaï, comme cèdres sur les eaux !
7 Ruisselle l’eau de ses deux seilles, sa semence sur les eaux multiples ! Son roi s’élève plus qu’Agag, sa royauté s’exalte !
8 Él l’a fait sortir de Misraîm, comme aux envols de l’antilope. Il mange les nations, ses oppresseurs ; leurs os, il les brise ; de ses flèches, il les brésille.
9 Il fléchit, se couche comme un lion, comme un fauve. Qui le relèvera ? Tes bénisseurs seront bénis et honnis tes honnisseurs. »
10 La narine de Balaq brûle contre Bil âm. Il claque de ses paumes. Balaq dit à Bil âm : « Je t’ai appelé pour anathématiser mon ennemi ; et voici : tu l’as béni, béni voilà trois fois !
11 Maintenant, enfuis-toi vers ton lieu. J’ai dit : je t’honorerai, je t’honorerai. Mais voilà, IHVH-Adonaï t’interdit l’honneur. »
12 Bil âm dit à Balaq : « N’ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu m’avais envoyés, pour dire :
13 ‹ Même si Balaq me donnait sa maison pleine d’or et d’argent, je ne pourrais passer outre à la bouche de IHVH-Adonaï, pour faire, en bien ou en mal, selon mon cœur. Ce que IHVH-Adonaï parlera, je le parlerai ? ›
14 Maintenant, me voici, je vais vers mon peuple. Va, je te conseillerai ce que ce peuple fera à ton peuple, dans l’après des jours. »
15 Il porte son exemple et dit : « Harangue de Bil âm bèn Be or, harangue du mâle à l’œil lucide,
16 harangue de l’entendeur des dires d’Él, le connaisseur de la connaissance du Suprême. Il contemple en contemplation de Shadaï. Tombant, il découvre de ses yeux.
17 Je le verrai, mais non maintenant ; je le fixerai, mais non proche : une étoile a fait route de Ia acob, un rameau se lève en Israël. Il brésille les tempes de Moab, il sape tous les Benéi Shét.
18 Edôm sera son héritage ; et c’est Sé ir l’héritage de ses ennemis. Israël fait valeur,
19 le dominateur de Ia acob débusque le fugitif de la ville. »
20 Il voit ’Amaléq, porte son exemple et dit : « En-tête des nations, ’Amaléq, son après confine à perte. »
21 Il voit le Qéini, porte son exemple et dit : « Constant ton habitat, pose ton nid dans le rocher.
22 Oui, si Caïn est à brûler, quand donc Ashour te capturera-t-il ?
23 Il porte son exemple et dit : « Oïe ! Qui vivra après qu’Él l’aura mis ? »
24 Galères de la main des Kitîm, ils violentent Ashour, ils violentent ’Ébèr ; lui aussi confine à perte. »
25 Bil‘âm se lève, va et retourne à son lieu. Balaq aussi va sa route.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf