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Estér 3.13
André Chouraqui


L’oppresseur des Iehoudîm

1 Après ces paroles, le roi Ahashvérosh fait grandir Hamân bèn Hamdata, l’Agagui. Il le porte et met son trône au-dessus de tous les chefs qui sont avec lui.
2 Tous les serviteurs du roi, à la porte du roi, s’inclinent, ils se prosternent devant Hamân ; oui, le roi l’ordonne ainsi. Or Mordekhaï ne s’incline pas, il ne se prosterne pas.
3 Les serviteurs du roi, à la porte du roi, disent à Mordekhaï : « Pourquoi passes-tu outre à l’ordre du roi ?
4 Et c’est quand ils le lui disent jour après jour et qu’il ne les entend pas, ils le rapportent à Hamân pour voir si les paroles de Mordekhaï tiennent ; oui, il leur avait rapporté qu’il était un Iehoudi.
5 Hamân voit que Mordekhaï ne s’incline pas, qu’il ne se prosterne pas devant lui. Hamân se remplit de fièvre.
6 Il est méprisable à ses yeux de porter la main contre Mordekhaï seul ; mais ils lui rapportent quel est le peuple de Mordekhaï. Hamân demande à exterminer tous les Iehoudîm de tout le royaume d’Ahashvérosh, le peuple de Mordekhaï.
7 La première lunaison, la lunaison de Nissân, en l’an douze du roi Ahashvérosh, il fait tomber le Pour - c’est le sort - en face de Hamân, jour après jour, lunaison après lunaison, jusqu’à la douzième lunaison, c’est la lunaison d’Adar.
8 Hamân dit au roi Ahashvérosh : « Il existe un peuple dispersé et séparé parmi les peuples, dans toutes les cités de ton royaume. Leurs lois diffèrent de celles de tous les peuples. Les lois du roi, ils ne les appliquent pas. Il ne vaut rien au roi de les laisser.
9 Si c’est bien pour le roi, il sera écrit de les perdre. Je pèserai dix mille talents d’argent aux mains des exécuteurs de l’ouvrage, à faire venir aux trésors du roi. »
10 Le roi ôte de sa main sa bague et la donne à Hamân bèn Hamdata l’Agagui, l’oppresseur des Iehoudîm.
11 Le roi dit à Hamân : « L’argent t’est donné et le peuple pour en faire comme bien à tes yeux. »
12 Les actuaires du roi sont appelés à la première lunaison, le treizième jour. Il est écrit tout ce que Hamân ordonne aux satrapes du roi, aux pachas des cités et des cités, aux chefs des peuples et des peuples, cité et cité selon son écriture, peuple et peuple selon sa langue, écrit au nom du roi Ahashvérosh, et scellé avec la bague du roi.
13 Les actes sont envoyés en main de coureurs vers toutes les cités du roi, pour exterminer, tuer et perdre tous les Iehoudîm, de l’adolescent à l’ancien, marmaille et femmes, en un seul jour, le treize de la douzième lunaison, la lunaison d’Adar, et leur butin, le piller.
14 Copie de l’écrit est donnée en loi à toute cité et cité, découverte pour tous les peuples, d’être prêts ce jour-là.
15 Les coureurs sortent en hâte avec la parole du roi. La loi est donné à Shoushân, la capitale. Le roi et Hamân s’assoient pour boire ; la ville de Shoushân s’égare.

Texte de la Version André Chouraqui
Copyright © Édition du Cerf