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1 Job prit la parole et dit : 2 Aujourd’hui encore mon discours [vous paraîtra] une révolte ;
[Et cependant] ma main cherche à étouffer mes soupirs.
3 Oh ! Si je savais où le trouver ! J’irais jusqu’à son tribunal, 4 J’exposerais ma cause devant lui, Je remplirais ma bouche d’arguments. 5 Je saurais les raisons qu’il peut m’opposer, Je verrais ce qu’il a à me dire. 6 Plaiderait-il contre moi dans la plénitude de sa force ? Non ! Seulement il ferait attention à moi ! 7 Alors ce serait un juste qui plaiderait contre lui, Je serais délivré à toujours de mon juge. 8 Mais maintenant, que j’aille devant moi, il n’y est pas ; Derrière, je ne l’aperçois pas. 9 Il exerce son pouvoir à ma gauche, et je ne puis le trouver ; Il se tourne vers la droite, et je ne le vois pas. 10 Car il connaît le chemin que je suis ; S’il voulait me mettre à l’épreuve, j’en sortirais pur comme de l’or. 11 Mon pied s’en est tenu à ses pas, J’ai observé sa voie sans m’en écarter. 12 Le commandement de ses lèvres, je ne m’en éloignais pas ; Plus que ma propre volonté, j’ai gardé avec soin les paroles de sa bouche. 13 Mais il a pris une résolution ; qui l’en fera revenir ? Ce que son âme a souhaité, il le fait. 14 Car il accomplira ce qu’il a décidé contre moi, Et il a bien des projets semblables. 15 C’est pourquoi je suis épouvanté en sa présence ; Quand j’y pense, je tremble devant lui. 16 Dieu a rendu craintif mon cœur, Le Tout-Puissant m’a épouvanté. 17 Car ce n’est pas à cause de l’obscurité que je suis anéanti, Ni à cause de moi, qui suis recouvert de ténèbres.

Note

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Commentaire biblique du verset 2

2 à 13 Job ne demande pas autre chose que d’être admis à plaider sa cause devant Dieu

Aujourd’hui encore. Ces débats ont donc duré plusieurs jours.

Mon discours [vous paraîtra] une révolte : contre Dieu. D’autres entendent : Mon discours (sera) une révolte contre vous, je ne puis accepter vos accusations.

Ma main, appliquée sur ma bouche… Une légère modification (jadô au lieu de jadi) permettrait de ne rien sous-entendre entre le premier et le deuxième membre du verset et de lire : La main de Dieu pèse sur mon soupir ; Dieu étouffe mes plaintes.

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Commentaire biblique de Job 23.2