Porter du fruit

Quel est ce fruit ?

Jésus nous révèle dans Jean 15.8 que si nous portons beaucoup de fruit c’est comme cela que notre père sera glorifié et que nous serons ces disciples. Voyons donc ce que signifie porter du fruit : je pensais au début de ma conversion que Jésus parlait de fruit concernant les personnes que l’on peut amener à lui par notre témoignage, j’ai bien dû me rendre compte que ce n’est pas de ces fruits qu’il parle (ce fruit là découle naturellement de celui que Jésus nous demande de porter premièrement).

Le fruit que nous devons porter est donc le fruit de l’esprit. Lisons Galates 5.22-23 à ce propos. Paul nous précise les différents aspects du fruit de l’esprit, comme on peut parler d’une pomme disant qu’elle est croquante, rouge et sucrée etc. Le fruit de l’esprit a différents aspects, différentes facettes qui nous sont détaillées ici (toutes traductions confondues) :

  • l’amour (charité).
  • la joie.
  • la paix.
  • la patience (longanimité).
  • la bonté (bon caractère).
  • la bénignité (amabilité, serviabilité, générosité, bienveillance).
  • la fidélité (foi, confiance dans les autres).
  • la douceur (modestie, humilité).
  • la tempérance (maîtrise de soi).

Que faire pour porter plus de fruit ?
Jésus a donné plusieurs images (paraboles) parlant de fruits, de plantes, en les relisant nous verrons comment Dieu lui-même travaille à notre avancement dans ce domaine, mais qu’il y a notre part à faire, bien entendu.

Matthieu 13.3ss la parabole du semeur. Décrit différents types de terre :
V19 Le long du chemin, ceux qui ne comprennent pas la parole, Satan vient voler la semence.
V20-21 Dans les pierres, une tribulation fait brûler les débuts de fruit et il meurt.
V22 Parmi les épines, richesses et soucis charnels étouffent les fruits.
V23 La bonne terre est réceptive, elle porte du fruit en abondance.
La différentes terres sont l’état de notre cœur, nous ne pouvons pas recevoir dans les trois premières conditions, il nous faut une terre retournée, aérée au préalable par l’Esprit de Dieu (en convainquant de péché, de justice et de jugement). Tout ceci est une image de la repentance qui est nécessaire pour ouvrir la porte à la semence, le Saint-Esprit.

Jean 15.1ss et v. 16 le vrai cep et les sarments. Dans cette parabole insiste sur la nécessité d’être profondément attaché, greffé (pas seulement collé « bout à bout », mais réellement entrelacé) sur lui le cep. La sève peur alors passer de lui vers nous et produire les fleurs qui donneront du fruit en grand nombre, sinon Dieu comme tout vigneron qui se respecte coupe le sarment, le laisse sécher et il n’est plus bon qu’a être jeté au feu. Par contre ceux qui commencent à donner du fruit, il les émonde pour éviter que des ramifications inutiles, stériles viennent pomper toute la sève pour ne produire que des feuilles !
Luc 13.6 Dans cette image que Jésus nous propose il y a comme protagoniste, Dieu (le propriétaire), Jésus (le vigneron) et le figuier (tout Homme). Le figuier et planté au meilleur endroit qui soit : dans une vigne, la terre y est idéal, l’ensoleillement maximal la propriétaire est donc en droit d’en attendre du fruit, mais voila cela fait trois ans qu’il n’en porte pas ! Le propriétaire est donc en droit à le couper et le jeter au feu mais voici qu’arrive Jésus notre intercesseur. Il va prier le propriétaire en la faveur de cet arbre stérile, il va gagner un sursis d’un an, mais pas seulement puisqu’il va aussi mettre en œuvre tout pour que cet arbre porte du fruit. Sa technique : creuser autour et mettre du fumier, nous isoler et nous mettre les pieds dans la… étrange non ?
C’est ce qu’il rapporte déjà dans Osée 2.14.

Enfin Paul dans Galates (que nous avons lu en introduction) oppose le fruit de l’esprit aux œuvres de la chair, il précise que « la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit » et qu’il faut « Marcher selon l’Esprit », puis détaille les œuvres de la chair.
Tout cela appelle une rapide définition de ce qu’est la chair selon la parole de Dieu. La chair est la partie de l’âme (siège de notre intelligence, mémoire, sentiment) qui n’est pas régénéré encore, elle est notre nature pécheresse (nature adamique), c’est elle qui doit être crucifiée avec Christ à nouveau. Cette démarche est ce que la Bible appelle la sanctification, et qui, Dieu voulant, fera l’objet d’un prochain message.

Conclusion
Résumons ce que nous venons de voir :
Recevoir dans un cœur humble (ou humilié) la parole, imagé par cette bonne terre.
Laissez Dieu arroser la terre régulièrement et faire briller son soleil sur nous, par la communion avec le Saint-Esprit.
Demeurez en Christ, image du sarment greffé au cep.
Le laisser nous émonder quand il le juge indispensable.
Rechercher la sanctification, renonçant à tout ce qui est œuvre de la chair, cela fera l’objet d’un autre message.

Enfin un petit « jeu », remplacez le mot « amour » dans Galates 5.22-23 par votre prénom et vous verrez de suite si le verset vous parait garder tout son sens où si vous trouvez que certaines parties « sonnent faux ». Comme cet exemple :

Thomas est plein d’amour,
Thomas est joyeux,
Thomas est paisible,
Thomas est patient,
Thomas est bon,
Thomas est généreux,
Thomas est fidèle,
Thomas est doux,
Thomas est tempéré…

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